Cabinet de Réflexothérapie

Anne-Sophie SCHMITT

Certifiée E.I.R. - Formatrice

NOUVELLE MARINA DU MARIN

MARTINIQUE

Lors de la période Hao (206 av. J.-CC-200 ap.J.-C.), un médecin du nom de Hua tuo, pratiquait la méthode d'examen des pieds qu'il appelait dans son ouvrage "Hua Tus Mi Ji" le Toa du Centre du pied.

La réflexothérapie trouve ses origines notamment dans la médecine traditionnelle chinoise, la médecine ayurvédique, ou bien chez les égyptiens. L'existence d’études des zones réflexes et leur utilisation à des fins thérapeutiques est connue depuis environ 5000 ans.

En effet, dans chaque partie du monde et dans l’histoire de la médecine, on retrouve régulièrement des pratiques de stimulations de certaines zones pour guérir des pathologies.

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Deux courants existent :  l’un oriental  et l’autre occidental  :

Le courant Oriental

La Chine 

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En Chine il y a 4500 ans, une forme de réflexologie liée à la pratique de l'acupuncture et la moxibustion existait déjà. Dans le livre de médecine chinoise, le “Huangdi Nei Jing " attribué à Huang Di, on parle de méthode d'examen des pieds.  « Le Huangdi Nei Jing (黄帝内经) ou Classique interne de l'empereur Jaune est le plus ancien ouvrage de médecine chinoise traditionnelle. Il se divise en deux parties : le Su Wen et le Ling Shu. Tous les aspects de la médecine y sont abordés, avec leur traitement, et plus particulièrement le traitement par acupuncture. Il y est fait allusion à l'usage de poinçons de pierre qui auraient pu être utilisés avant l'apparition des aiguilles en métal : « Mon désir est […] qu'on ne se serve plus des antiques poinçons de pierre ». Cette méthode était appelée bian jiu ».

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Au IVème siècle a.v. J.C, en Chine, un acupuncteur du nom de Wang Wei utilisait les pouces pour exercer une pression profonde sur la plante des pieds afin d'accompagner le travail des aiguilles. D'où le nom « d'acupuncture sans aiguilles » qui est parfois donné à la réflexologie.

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Le Viet Nam

En 1980 le Pr. Bui Quoc Chau, acupuncteur, met au point sa technique : la stimulation des points réflexes de la face, avec des outils. Le Dien Chan Lieu Quen Lieu Phap était né. Il créé alors une cartographie complète du corps et de ses organes sur le visage

L’Egypte ancienne

En Egypte, on retrouve des traces de ce qui apparaît comme de la réflexothérapie sur des fresques du tombeau d'Ankhmahor un physicien très influent de l'ancienne Egypte (ville de Saqqarah, 2330 av J.C.) représentant : la circoncision, la naissance d'un enfant, la pharmacologie, l'embaumement, mais également des personnages en train de se faire traiter les mains et les pieds. Les hiéroglyphes signifient :

 «ne me fais pas mal », le praticien répondrait : «je ferais en sorte que tu me remercies ». (Par Alain Cabello-Mosnier)

En Inde

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Des symboles sanskrits représentant les points de réflexologie ont été trouvés sur les plantes de pieds de statues du dieu Vishnu. Ces symboles sont régulièrement retrouvés sur des représentations de Vishnu pada qui signifie "les pieds de Vishnu »

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Dans la médecine traditionnelle ayurvédique, les pieds de Vishnu évoquent une lecture religieuse et spirituelle de cette représentation. A cette époque (1500 av JC), l'art, la science ainsi que la spiritualité formaient un tout indissociable.

En ces temps-là, le pouvoir était souvent lié à la connaissance. Il est probable que les médecins de l'époque utilisaient des langages codés pour déguiser et cacher leurs connaissances.

Cela expliquerait pourquoi on ne trouve pas de localisation d'organes sur les pieds et que l'on parlerait aujourd'hui d'une médecine holistique.

On retrouve également au 3ème siècle avant JC des gravures recensées en Inde et notamment une représentation du pied de Bouddha

Le courant Occidental

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Le 19ème Siècle : Sir Henry Head et Sir James MacKenzie

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La théorie des zones réflexes apparaît au 19è siècle : des médecins européens étudiant le système nerveux firent d’intéressantes découvertes :

A Londres en 1838, Sir Henry Head découvre que certaines zones de la peau devenaient sensibles à la pression, quand un organe relié par un réseau nerveux à cette région était en souffrance. Il établit alors une cartographie : “ les zones de Head ” ou “ zones d’hyperalgésie ”.

Dans le même registre, le cardiologue écossais James MacKenzie élabore une théorie selon laquelle les maladies qui touchent des organes internes engendrent des douleurs dans certains muscles, les zones dites MacKenzie. Comme l’infarctus du myocarde se traduit par des douleurs dans le bras gauche.

Le Docteur William Fitzgerald 

(1872-1942)

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En 1917, ce médecin ORL constate qu’une pression locale sur un doigt ou un orteil a un effet antalgique à distance sur des zones du corps. Il peut ainsi calmer la douleur

ressentie dans cette partie du corps.

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Ce procédé est appelé “ thérapie zonale ” : il existe dix zones longitudinales et verticales allant du haut de la tête à l’extrémité des orteils. Dans son ouvrage il expose les rudiments de ce que nous appelons aujourd'hui réflexologie ...

Mme Eunice Ingham

 (1879-1974)

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Les travaux de William Fitzgerald sont utilisés par le Docteur Joseph Riley et Eunice Ingham physiothérapeutes. Ils appliquent alors le principe de la thérapie

zonale aux pieds et ajoutent trois zones latérales pour aboutir

au schéma des pieds et les différentes parties du corps.

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En 1938, Eunice Ingham, écrit « Stories the feet can tell » : la pratique réflexologique moderne est née et est appelée la « Méthode Ingham ». Depuis elle a formé des milliers de personnes à la réflexologie aux Etats-Unis, au Canada et en

Europe, succédée par son neveu, Dwight Byers.

Considérée comme la pionnière de la réflexologie moderne,

elle a défini les points et les zones réflexes sur les pieds et les

mains qui correspondent à tous les organes, glandes et parties du corps. Toutes les écoles à partir des années 60 se sont basées sur son travail.

En France dans les années 70 les grands principes de la réflexothérapie sont établis et vérifiées cliniquement par des travaux en neurophysiologie

On retiendra notamment l’œuvre du Dr. Jean Bossy, professeur à la faculté de Médecine de Montpellier. Son livre «Bases neurologiques des réflexologies» fait référence. Par ailleurs le «Traité théorique et pratique de podoréflexologie » de Roland Fietta publié dans les années 90, reste encore une source pour tout réflexologue.

Histoire de la réflexothérapie

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